incertitude

Ça fait plusieurs jours que Peeter se promène au dessus de ma tête l'air de rien. Je ne le vois pas toujours, seulement quand il le veut bien. En fait, je suis souvent seul, comme avant, et il déboule de nul part à travers un mur ou la porte. Je l'aime bien ce petit gars. Il a un physique assez spécial, vraiment différent du notre tout en étant similaire. Sa peau ectoplasmique est blanche comme la neige et ses cheveux rouges comme le sang. Il aime bien flotter au dessus de ma tête et laisser courir ses longues mèches écarlates sur les miens. Le contraste est saisissant. Le rouge et le noir ainsi mélangés... Je me sens moins solitaire maintenant qu'il est la. C'est un peu bête à dire, mais j'ai parfois l'impression qu'il est juste issus de mon imagination, mais tant pis. La nuit va bientôt tomber, les autres discutent entre eux dans leurs cellules respectives. Mes yeux se ferment tout seuls, je suis réveillé depuis tôt ce matin. Habituellement je dors jusque tard mais en ce moment je n'y arrive pas. De drôles de pressentiments...

Une lumière est venue frapper mes paupières fermées. C'est Peeter, qui passait justement devant mon visage. Il luit doucement dans la nuit, comme toujours. Mais d'habitude il ne me réveille pas comme ça, qu'est ce qui lui arrive? Ho ! La porte est ouverte ! Je vais pouvoir sortir, enfin...
Je ne suis pas sur qu'ils soient contents que j'ai fait ça, mais je suis directement allé au bureau du directeur essayer de trouver quelque chose sur Peeter ou cet homme aux oreilles effilées. Bien sur je n'ai rien trouvé sur l'homme. Mais j'ai finalement trouvé le dossier de "Mysair". Il n'était pas rangé avec les nôtres mais avec ceux des "ratés"... Si ils savaient... Pauvre garçon qui a vécu une deuxième mort affreuse... Mais il n'est pas dit qui il était. Seuls son autopsie et le rapport des médecins sont inscrits ici. A lui aussi ils cachent donc la vie, je ne saurais pas qui il est non plus. J'ai refermé le dossier, dépité, et je suis sortit de la salle. La porte de la machine m'attendais, ouverte, et je me suis assis pour lire quelques pages d'un magasine posé là. J'ai glané quelques petites choses à ramener aux autres, dont un beau pull blanc en laine douce. Je n'ai pas réussi à me détendre comme autrefois. Je n'arrivais pas à penser à autre chose que les yeux dorés de cet homme aux oreilles longues...

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