Voilà plusieurs jours que je suis bloqué dans ma cellule. J'en ai assez. Le silence est pesant pour moi. Comme ma "cage" est loin de celles des autres, je ne peux pas discuter avec eux. Je les vois vaguement bouger, quand je me met à l'extrême bord de la grande vitre qui clôture mon espace. Mais je ne les entends pas. Pourquoi ils m'ont mis si loin? il y a une dizaine de cellule le long du couloir, chacune équipée d'une petite fenêtre donnant sur le parc. D'ailleurs, j'ai plusieurs fois tenté de trouver où nous étions par rapport au bâtiment lui même vu de l'extérieur... Mais j'ai beau retrouver exactement la même vue que de ma fenêtre, je n'arrive pas à la distinguer sur les façades. Notre existence est bien cachée... Celle de l'homme que j'ai croisé l'autre nuit aussi d'ailleurs. J'ai beau me triturer les méninges, je ne me souviens pas d'avoir vu autre chose que des malades par les fenêtres du quartier des grands malades. Jamais encore je n'avais vu cette silhouette tellement caractéristique. Et ces yeux... Ils vous transperçaient jusqu'à l'âme. Que faisait-il ici ? Je suis persuadé qu'il n'est pas nouveau ici. Peut être même était il ici avant moi. J'ai envie de le revoir, de lui poser des questions. Quelque chose, dans sa voix, me fais penser qu'il ne doit pas avoir de la compagnie souvent. Elle était un peu éraillée, comme si sa gorge était sèche et poussiéreuse...
Nous avons tous des stigmates qui nous restent de nos blessures passées. Il ne me reste que cette balafre sur le front. Peut être en avais-je d'autres, mais si c'est le cas elles sont dissimulées sous les tatouages qui couvrent mon corps. Celles de Nechroz ne sont pas tout à fait guéries pour certaines, et ne le seront jamais, mais jamais encore je n'avais vu des plaies comme le trou béant qu'il avait dans la tempes. Un liquide étrange s'en écoulait... Mais je ne peux pas en savoir plus. L'équipe de nuit qui s'occupait de nous ne vient plus, seule l'équipe de jour vient nous apporter nos repas. Nous ne pouvons même plus sortir de nos cellules dans notre quartier, au cas où ... J'en ai assez d'être confiné ! Laissez moi sortir !!!
Nous avons tous des stigmates qui nous restent de nos blessures passées. Il ne me reste que cette balafre sur le front. Peut être en avais-je d'autres, mais si c'est le cas elles sont dissimulées sous les tatouages qui couvrent mon corps. Celles de Nechroz ne sont pas tout à fait guéries pour certaines, et ne le seront jamais, mais jamais encore je n'avais vu des plaies comme le trou béant qu'il avait dans la tempes. Un liquide étrange s'en écoulait... Mais je ne peux pas en savoir plus. L'équipe de nuit qui s'occupait de nous ne vient plus, seule l'équipe de jour vient nous apporter nos repas. Nous ne pouvons même plus sortir de nos cellules dans notre quartier, au cas où ... J'en ai assez d'être confiné ! Laissez moi sortir !!!
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