J'ai, je l'avoue, un statut privilégié auprès de nos "geôliers"... Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je suis le seul d'entre nous à pouvoir arpenter les couloirs de l'institut et les jardins l'entourant à ma guise. Les autres doivent attendre les heures réglementaires, après la fermeture de l'hôpital. Ha, j'ai oublié de vous le dire, mais nous habitons dans ce qui est en apparence un hôpital psychiatrique. Il y a effectivement des malades qui séjournent ici, beaucoup même, mais certaines ailes nous sont réservées, les malades ne voient jamais les autres. Moi je peux me montrer, je suis presque "normal". Ma peau, que je suppose avoir été basanée, à prit une teinte jaunâtre avec la mort, mais je reste plus ou moins présentable, la seule cicatrice que je porte pouvant être caché par mes longs cheveux noirs. Il m'arrive de me regarder sous toutes les coutures pour savoir si la cause de ma mort à pu être autre que cette longue plaie au front, mais je n'ai jamais rien trouvé d'autre, peut être caché sous les tatouages qui couvrent mon corps.
Bref, j'ai aussi accès au bureau du directeur. Je suis sur qu'il sait que je farfouille dans ses papiers, mais il à caché tous ceux me concernant. Je n'ai jamais rien trouvé qui me permette de connaître mon passé de vivant, mais je connais bien celui des autres pensionnaires... J'ai longtemps lu et relu la multitude de pages couverte d'une écriture quasi illisible. Je sais tout d'eux. Ils sont si fragiles, je suis comme un protecteur pour eux. Ils ne le savent pas, mais je veille à leur bien être.
Ils sont arrivés dans un ordre précis, tous à ma suite... Le premier habitait déjà ici, à l'hôpital... c'était un fou... C'était Abel...
Bref, j'ai aussi accès au bureau du directeur. Je suis sur qu'il sait que je farfouille dans ses papiers, mais il à caché tous ceux me concernant. Je n'ai jamais rien trouvé qui me permette de connaître mon passé de vivant, mais je connais bien celui des autres pensionnaires... J'ai longtemps lu et relu la multitude de pages couverte d'une écriture quasi illisible. Je sais tout d'eux. Ils sont si fragiles, je suis comme un protecteur pour eux. Ils ne le savent pas, mais je veille à leur bien être.
Ils sont arrivés dans un ordre précis, tous à ma suite... Le premier habitait déjà ici, à l'hôpital... c'était un fou... C'était Abel...
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