Lui

Je suis toujours à la recherche de différents jouets et vêtements pour mes deux amis. J'aime quand le regard de Pestilense s'allume lorsque je lui ramène quelque chose. J'aime la voir se glisser dans les pulls avec délectation et laisser glisser ses mains sur le dos des poneys laissés par les enfants de passage ... Elle n'est pas difficile, comme nous, en ce qui concerne la nourriture, mais je sais qu'elle aime, tout comme Nechroz, les sucreries. De temps en temps, je passe dans la salle d'attente, où les machines distribuant la nourriture sont rangées sagement. Lorsque je passe le soir, il y a toujours la petite clé qui permet d'ouvrir la machine dans la serrure. Elle n'y est pas la journée, je le sais, pour être parfois venu me promener par ici en pleine journée. Il y a tellement de monde ici, et ils sont tous tellement fous ou occupés qu'ils ne prennent pas garde à moi. Mais voir la douleur de ces gens m'attriste, alors je n'y vais que rarement. Il est arrivé qu'une personne reste toute la nuit dans cette salle. Dans ces cas la non plus la clé n'est pas là. Alors je sais qu'ils la laisse pour nous. Je ne prend jamais plus que nécessaire. Il n'est pas bon de trop profiter des largesses dont on fait preuve à notre égard si on veut en profiter longtemps... Généralement, je prend deux barres chocolatées, pour mes deux compagnons, et une boisson fruitée pour moi. Jamais plus. Lorsque je suis servi, je vais déposer la clé dans le bureau du directeur, sur le petit tableau où toutes ses semblables l'attendent.

Ce soir, je me suis rendu devant la machine. Quelque peu surprit de voir que les hommes qui veillent sur nous n'étaient pas là (malgré leur discrétion, je me suis rendu compte tout de suite de leur présence), j'ai ouvert la porte de nos quartiers privés et ai parcouru la distance qui nous sépare de la salle d'attente. Comme tous les soirs, la clé était sur la porte de la machine, mais lorsque j'ai posé ma main sur la vitre de l'appareil, la porte s'est ouverte béante. Étrange, il me faut toujours tourner la clé pour ouvrir habituellement... Peu importait, je me suis servi et m'apprêtait à repartir lorsque j'ai senti un présence derrière moi... Je me suis retourné lentement...

Là, sur un fauteuil, se tenait l'homme le plus étrange qu'il m'ai été donné de voir... Sa peau, blanche comme la mort laissait apparaître ses veines bleutées. Ses cheveux, noirs comme le jais, courraient sur ses épaules et couvraient une partie de son visage. Ses yeux d'ors me dévisageaient, un peu comme si il me connaissait mais qu'il me voyait pour la première fois, tentant de graver mon image dans sa mémoire. De chaque coté de sa tête, deux immenses oreilles effilées pointaient vers le ciel...
Il s'est levé et s'est approché de moi. Je voulais fuir, mais mes jambes semblaient figées. Il a secoué sa longue chevelure et je pu voir, à l'une de ses tempes, un trou béant d'où suppurait un peu de liquide noirâtre... A cet endroit les veines étaient plus soutenues, mais je ne pouvais en voir plus, ses cheveux reprenant leur place initial. Mais une chose était certaine... Il était des nôtres. Il s'est arrêté devant moi, à soulevé une mèche qui retombait sur mon épaule et à murmuré, comme si sa gorge avait du mal à laisser passer l'air :


"Bonjour mon fils".

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